LE MAGE DU KREMLIN
LE MAGE DU KREMLIN (the wizard of the kremlin)
réalisé par OLIVIER ASSAYAS
avec : JUDE LAW, PAUL DANO, ALICIA VIKANDER, TOM STURRIDGE, WILL KEEN, JEFFREY WRIGHT, ANDREI ZAYATS
scénario : GUILIANO DA EMPOLI, OLIVIER ASSAYAS, EMMANUEL CARRERE
musique : ELISE LUGUERN
FRANCE /2026
l'histoire : Un jeune réalisateur russe devient un conseiller improbable de Vladimir Poutine alors qu'il accède au pouvoir dans la Russie post-soviétique, naviguant dans la complexité et le chaos de la nouvelle ère.
MA CRITIQUE :
Détail qui frappe d’emblée : chez nous Le Mage du Kremlin, en VO The Kremlin Magician. “Mage” sonne plus occulte, manipulateur dans l’ombre. “Magicien” évoque l’illusion, le tour de passe-passe. Le film joue exactement sur cette nuance : décortiquer la fabrique du pouvoir russe, entre realpolitik glaciale et mise en scène permanente.
Pas un biopic de Poutine, mais la mécanique du pouvoir
Le film ne se contente pas de braquer la caméra sur Poutine. Il remonte les rouages qui ont conduit à la Russie d’aujourd’hui. La thèse est claire : Poutine n’est pas l’unique responsable. Le système, les conseillers, les oligarques, la nostalgie soviétique, la peur de l’Ouest… tout s’emboîte. Attention quand même : le récit mixe faits historiques et scènes romancées. On est sur une “vérité émotionnelle” plus que sur un documentaire.
Oui, c’est long. Oui, le rythme prend son temps. Et pourtant ça fonctionne. Le film t’immerge dans la froideur des antichambres du pouvoir. Peu d’éclats, beaucoup de silences, de regards, de décisions prises à huis clos. Cette austérité est marquante. On ressort avec la sensation d’avoir approché un mécanisme, pas un homme.
Jude Law compose un Poutine crédible, tout en retenue et en contrôle. Pas de caricature, il mise sur la posture, la voix basse, le charisme inquiétant.
Mais la vraie révélation, c’est Paul Dano. Encore une fois, il vole chaque scène. Même en peu de temps de présence, il marque. Dans Le Mage du Kremlin, il est tout simplement magique. C’est l’acteur que j’aimerais voir partout. Il donne au film son âme trouble.
Le film ne couvre pas toutes les facettes du sujet, ni tous les angles du personnage Poutine. Des zones d’ombre subsistent, volontairement. Mais l’ensemble reste prenant. J’ai été tenue en haleine jusqu’au final, portée par cette ambiance clinique et ce casting solide.
Un thriller politique glacial et intelligent. Lent mais prenant, il montre le pouvoir comme un tour de magie : on sait qu’il y a un truc, on ne voit juste pas les ficelles !
A NOTER : Vadim Baranov est basé sur Vladislav Surkov, qui a travaillé comme consultant auprès du président russe de 2013 à 2020. Il se définit lui-même comme « l'un des auteurs du poutinisme » et a été décrit par d'autres comme le principal idéologue du Kremlin ou comme le « troisième homme de l'État », étant également en partie responsable de la politique intérieure de la Russie. Dans la vraie vie, il croyait également à « l'inexistence de l'État ukrainien » et est également interdit d'entrée en Europe..................tourné a RIGA en LETTONIE................7 606 950 $ de recette mondiale !
MA NOTE : 7/10
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